Tesla Model 3 Propulsion après 4 ans et 100 000 km : le bilan complet
4 ans, 101 500 km et toujours satisfait : Steph vient de faire le bilan de sa Tesla Model 3 Propulsion de 2022. Consommation, batterie LFP, fiabilité, entretien, pneus, recharge et service Tesla : son retour d’expérience permet de découvrir ce que devient réellement une Model 3 après plus de 100 000 km.
Tesla Model 3 : plus de 100 000 km au compteur
Steph utilise sa Tesla Model 3 Propulsion depuis maintenant plus de quatre ans. Son compteur affiche précisément 101 500 km, ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir un recul particulièrement intéressant sur la voiture.
Premier constat : le dernier contrôle technique, effectué récemment, s’est déroulé sans difficulté particulière.
Le seul défaut relevé concernait le réglage des phares, qui était trop bas. Le contrôleur a directement procédé au réglage.
Une inspection réalisée avant la fin de la garantie avait en revanche permis d’identifier plusieurs éléments mécaniques présentant des signes de faiblesse. Les porte-moyeux et les rotules avaient alors été remplacés sous garantie.
Une intervention qui, avec le recul, s’est révélée particulièrement utile.
Une batterie LFP qui affiche encore 412 km
Après quatre années d’utilisation et plus de 100 000 km, la batterie LFP reste l’un des éléments qui donnent satisfaction à Steph.
Après une charge complète, sa Model 3 affiche encore 412 km d’autonomie.
Impossible bien entendu de déduire de ce seul chiffre l’état de santé exact de la batterie, puisque l’estimation affichée dépend notamment de la consommation récente et du calculateur du véhicule. Il constitue néanmoins un indicateur intéressant après 101 500 km.
Steph considère que la batterie LFP tient ses promesses et n’a pas constaté de dégradation suffisamment importante pour remettre en cause son utilisation au quotidien.
15,4 kWh/100 km sur 101 500 km
C’est probablement l’un des chiffres les plus intéressants de ce témoignage.
Sur l’ensemble des 101 500 km parcourus, la consommation moyenne s’établit à seulement 15,4 kWh/100 km.
Une moyenne d’autant plus intéressante que son propriétaire précise avoir une conduite plutôt dynamique, avec notamment de nombreux trajets sur voies rapides et des vitesses parfois élevées lors de déplacements en Allemagne.
Cette consommation illustre l’efficacité énergétique de la Model 3 Propulsion, particulièrement sur les trajets où les conditions de circulation permettent de conserver une vitesse stabilisée.
Sur quatre ans et plus de 100 000 km, l’efficacité énergétique reste donc l’un des gros points forts de cette Model 3.

Une pompe à chaleur toujours efficace
La pompe à chaleur fait également partie des équipements dont Steph est satisfait. Il indique qu’elle permet de réchauffer rapidement l’habitacle par -10 °C extérieur, tout en assurant efficacement le refroidissement lorsque les températures atteignent environ 34 °C.
Au-delà de 35 °C, la climatisation continue évidemment de produire de l’air froid, mais au prix d’une hausse importante de la consommation électrique.
Ce comportement est finalement assez logique : maintenir une température confortable dans l’habitacle lorsque la température extérieure est très élevée demande davantage d’énergie.

Quelle maintenance après 100 000 km ?
Steph ne considère pas pour autant que sa Model 3 soit totalement exempte d’entretien.
Pour les 20 000 prochains kilomètres, il prévoit notamment de demander :
- une vidange du réducteur ;
- un nettoyage et un graissage des étriers de frein ;
- un remplacement du liquide de frein ;
- un remplacement des filtres d’habitacle.
Il réalise également lui-même certaines opérations d’entretien courant.
Il a notamment nettoyé les quelques feuilles et débris accumulés au niveau du radiateur de la pompe à chaleur, situé sous le frunk.
Les pneus et les essuie-glaces font également partie des éléments qu’il entretient lui-même ou en tout cas sans aller chez Tesla.

Les enjoliveurs Aero retirés après trois ans
Le propriétaire a également fait évoluer sa voiture au fil des années. Après environ trois ans, il a finalement retiré les enjoliveurs aérodynamiques des roues. La raison est assez particulière : lors de ses séjours en station de montagne, les enjoliveurs avaient tendance à favoriser l’accumulation de neige autour des étriers de frein.
Il précise ne pas avoir constaté de perte d’autonomie significative lors des longs trajets après leur retrait.
Déçu par les Michelin CrossClimate 2
Le choix des pneumatiques a également évolué. Avec les Michelin CrossClimate 2 l’expérience n’a pas été totalement convaincante.
Selon lui, les pneus se sont fortement dégradés sur sol mouillé après environ 20 000 km. Il leur reproche également une traction moyenne dans la neige froide ou gelée ainsi que des flancs trop souples pour son utilisation sur sol sec.
Il a donc choisi de disposer de deux jeux de roues d’origine. Pour l’été, il est revenu aux Michelin Pilot Sport 4, tandis qu’un jeu de Continental TS870P vient d’être monté pour l’hiver. Il n’a toutefois pas encore suffisamment roulé avec ces derniers pour donner un véritable retour d’expérience.
Des arrêts Superchargeur d’environ 20 minutes
Après quatre ans, le réseau de Superchargeurs reste également un point positif. Il estime que le réseau reste efficace et fiable, avec généralement peu d’attente.
La batterie LFP de sa Model 3 permet par ailleurs de réaliser des arrêts d’environ 20 minutes lors des longs trajets. L’expérience de recharge reste donc, à ses yeux, parfaitement adaptée aux voyages longue distance.

Trois points noirs : le service, les livraisons et la relation client
Tout n’est évidemment pas parfait. Les principales critiques de Steph ne concernent finalement pas directement la voiture, mais plutôt l’organisation de Tesla.
Le premier problème concerne le réseau de service et de réparation. Selon lui, celui-ci ne semble pas se développer suffisamment rapidement alors que le nombre de Tesla en circulation continue d’augmenter.
Conséquence : les délais de prise en charge peuvent devenir particulièrement longs.
Le deuxième point concerne le processus de livraison. Le propriétaire estime qu’il n’a pas suffisamment progressé et évoque les difficultés rencontrées par certains propriétaires en attente de leur véhicule, avec des informations contradictoires ou insuffisantes via l’application et les systèmes automatisés.
Enfin, il regrette une déshumanisation importante de la relation client, notamment lorsqu’il est nécessaire d’obtenir des informations, de prendre rendez-vous, de gérer une livraison ou de déposer une réclamation.
Pour lui, ces difficultés font partie des faiblesses persistantes de Tesla et constituent paradoxalement un espace dans lequel les constructeurs traditionnels peuvent encore faire la différence.
Après 101 500 km, toujours satisfait de sa Model 3
Malgré ces critiques, le bilan reste très positif.
Après plus de quatre ans et 101 500 km, il considère toujours sa Model 3 Propulsion comme une voiture fiable, bien construite et particulièrement économique à l’usage.
Il estime également qu’elle conserve une valeur intéressante sur le marché de l’occasion et pense qu’une mise en vente autour de 20 000 à 21 000 euros pourrait lui permettre de trouver rapidement un acquéreur.
Son témoignage est surtout intéressant parce qu’il permet de dépasser les impressions des premiers mois ou des premières années : après plus de 100 000 km, la Model 3 continue de lui donner satisfaction, avec une consommation moyenne de 15,4 kWh/100 km et une batterie LFP qui affiche encore 412 km après une charge complète.
Un retour d’expérience qui montre aussi que, au-delà de la voiture elle-même, la qualité du service et de la relation client reste un élément important de l’expérience Tesla.
.