Pendant toutes les semaines qui ont précédé, je n’ai cessé de visionner des vidéos sur YouTube. D’abord sur les EV en général sur la chaîne The Choucroute Garage et La Chaîne EV, ensuite sur des aspects plus mécaniques avec WeberAuto, puis des vidéos plus orientées Tesla avec TeslHad, TESLA Geek, S3XY cars, Arm’L iTech, Eric’s Tech, Simplement Julien… Et avec ça la préparation des papiers, des contrats et autres paiements.
Dès notre arrivée sur le site de Valenton, nous sommes invités à nous asseoir sous une tente. Il s’agit d’une longue tente ouverte, sous laquelle deux rangées de petits fauteuils noirs et blancs en cuir se font face, posées sur une tapis d’herbe synthétique. Des clients se sont déjà installés. Autour, quelques Tesla sont parquées. Il y a principalement des Model Y noires. Mais notre voiture (une TMY blanche) n’y apparaît pas. Un préfabriqué surélevé, servant de bureau, permet de récupérer un café. Une longue et haute grille drapée avec des bannières Tesla nous sépare de l’immense parking où se trouve le stock de Tesla à livrer du site.
Nous sommes invités à rejoindre une autre tente un peu plus loin, où nous signons la demande de certificat d’immatriculation et présentons permis de conduire et attestation d’assurance. Je vois qu’en ce qui me concerne le personnel ne trouve pas la précieuse pochette en carton entouré de ruban adhésif de masquage, contenant les cartes-clés. Alors que certains clients récupèrent leurs sésames, nous sommes renvoyés aux fauteuils de la première tente, en nous demandant de scanner un QR Code qui renvoie vers un site hors Tesla permettant de récupérer un PDF sur la prise en main de la voiture. Nous savons que nous allons devoir attendre, mais nous ne sommes pas les seuls.
Nous attendons alors 3/4 d’heures à observer les clients regarder leur Tesla noire, blanche ou grise sous toutes les coutures et finalement partir avec. Une Tesla Model X est déplacée au niveau du préfabriqué. Le conducteur ouvre grande les portes et allume la radio : nous avons droit à une ambiance musicale pour patienter. Ma femme fini par aller à la pêche à l’information. Le personnel lui répond que la situation est normale, indique que nous ne sommes pas oubliés, puis invite ma femme à aller prendre une place parmi les fauteuils. Au bout de ces 3/4 d’heure, alors que notre impatience a atteint un certain pic, je vois une voiture blanche sortir du parking de stockage. Je regarde la plaque d’immatriculation. C’est bien celle-là ! Je ne bouge pas pour autant. J’attends que quelqu’un vienne nous chercher. Et quelques minutes plus tard, j’entends mon nom. Je me dirige vers l’employé Tesla. Il me donne la pochette en carton, qui contient les cartes-clés, que je finis par déchirer (la pochette, pas les cartes
Alors que ma femme est repartie avec la Mini et que les enfants ont décidé de me rejoindre, la carte GPS de la Tesla indique que le site est quasi-complet. Tant pis, on est en route. Sur le chemin, je retrouve ce que j’avais apprécié lors de l’essai : l’accélération continue, la puissance, le mode serrage / one-pedal et les reprises. Je me rends d’autant plus compte de l’espace dans la voiture, du sentiment de surélévation et du calme relatif, par rapport aux moteurs thermiques. Tout ceci procure une sensation de bien-être, dans cet intérieur épuré. J’ai plus envie d’adopter une conduite détendue. Les enfants aussi semblent apprécier.
Sur le chemin, Tesla Vision se calibre. Ce qui m’oblige à être plus attentif sur la route. Mais ce calibrage ne dure pas bien longtemps. Mon fils ne tarde pas à me faire remarquer les différents véhicules qui se dessinent sur la gauche de l’écran.
Nous arrivons au SUC de Thiais. Une place est disponible. C’est au moment de me garer que je me rends compte des dimensions extérieures plutôt larges de la voiture, ainsi que de son grand rayon de braquage. Je finis par me garer en marche arrière en 2 coups. Je sors alors du véhicule, je prends la prise. J’ouvre la trappe avec la commande à distance. Et juste avant de brancher, je m’aperçois que j’ai une T2 dans la main. Je me retourne. Je saisis la prise CCS. J’ouvre à nouveau la trappe, qui s’était refermée entre temps, avec la commande à distance. Je branche la prise. Le voyant bleu clignote, puis il passe au vert. L’application m’avertit que ma recharge sera limitée à 80% au vue de l’affluence actuelle. Je retourne dans la voiture. Alors que je vois la charge augmenter depuis ses quelques 4%, j’entends la voiture faire de plus en plus de bruit, comme si elle allait décoller. Je finis par comprendre qu’il s’agit du comportement normal de la voiture, permettant de maintenir sa batterie à une température optimale pendant la recharge rapide. Je n’est plus qu’à m’installer tranquillement et à découvrir les fonctionnalités de la voiture avec les enfants.
Sauf que… je reconnais au bout de mon capot l’un des clients que j’avais vu sur le site de Valenton. Je le vois à pieds, me cherchant du regard. Je sors de ma voiture et vais à sa rencontre. Il m’explique alors qu’il m’a reconnu et qu’il cherche alors de l’aide pour charger sa Tesla. Je l’accompagne jusqu’à sa borne. Il m’explique que lorsqu’il branche la prise, il voit bien le T bleu clignoter. Mais au bout d’un moment, il se fige avec un message sur l’écran indiquant une erreur. Je teste de mon côté : le résultat ne change pas
La recharge de mon côté continue sans encombre. Arrivée à 80%, je sors de la voiture pour débrancher la prise et la remettre en place sur la borne. Je n’ai plus qu’à retourner chez moi.











